Sarah Lück

Publié le par Brigitte Industrie

Ça fait maintenant déjà quelques semaines que je réside chez Brigitte Industrie au 48. Le temps est venu de laisser quelques nouvelles.

 

Sarah Lück, née en Allemagne, en 1980. Elle est arrivée par des déambulations à Rennes, il y a 7 ans. Ici elle a visité la fac d’Arts Plastiques et l’École des Beaux Arts qu’elle a quitté pour de bon l’été dernier avec le DNSEP.

 

 

La démarche.

 

Je viens d’une histoire compliquée avec la peinture. Elle ne pouvait (et je pense ne voulait) pas rester sur un châssis ou un papier, mais s’étaler dans l’espace. A un moment  il y avait des objets de récupération, que j’ai laissé dialoguer avec la peinture. L’idée étant de partir de quelque chose déjà

existant.

 

Ce fait et devenu une discipline, le constat des données de l’instant est maintenant toujours le point de départ de mon travail : il y a l'amassement d’objets. Ensuite l’observation sur les objets qui m’entourent et les lieux de travail (l’atelier ou l’endroit d’exposition). A partir de là je crée des images nées de confusions de formes. Elles se développent sous forme de collages dans l’espace, sortent des murs, font pont avec le sol, et se trouvent parfois en confrontation avec des objets obstacles dans la salle d’accrochage.

 

Et ils sont là, je ne sais pas toujours pourquoi, mais enfin ils se rencontrent pour faire un voyage ensemble : occuper, se confronter à, pénétrer et enfin habiter l’espace qui les entoure.

 

 

01

Possibilités (tiges et châssis, mur et sol) , 2010.

Exposé dans le cadre de l’exposition Hanging Around (round1) en novembre,

organisé par Standart dans le lieu d’exposition du 48.

 

02

Possibilités (contreplaqués, peinture, mur et sol), 2010.

Exposé dans le cadre de l’exposition Hanging Around (round1) en novembre,

organisé par Standart dans le lieu d’exposition du 48.

 

 

Phase 1 : se situer.

Déjà comprendre où suis-je (le lieu de l’Élaboratoire et ses Élaborateur-e-s),

me promener aux alentours (direction déchetterie par exemple). Ensuite

faire des actions d’urgence : finir l’aménagement de l’atelier (on y est

... vraiment ... presque).

 

 

C’est surtout une phase de se situer par rapport à mon travail : de se trouver dans un lieu, qui est en lui même déjà sous tension de précarité. Le fait (sûrement pas toujours réconfortant) de ne pas toujours savoir ce qui arrive demain. L’impact donc de créer dans un lieu qui est dans une forte urgence de se tenir à l’instant, et à une vague éventualité d’un demain.

 

Je me pose à l’heure actuelle toutes sortes de questions sur le statut des choses et des lieux et des non-lieux. Questions que je cherche à analyser plus en détail pendant ma résidence. J’ai aussi le projet de réaliser une publication, en forme de catalogue, en collaboration avec Brigitte Romain.

 

03

Sans Titre (bois, tapis).

Accrochage dans la salle d’exposition au 48, fin décembre.

 

04

Sans Titre (tissu, angle sol-mur).

Accrochage dans la salle d’exposition au 48, fin décembre.

Publié dans RÉSIDENCES

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supermaina 26/01/2011 17:11



bon, contente de pouvoir te suivre un peu. je suis curieuse de ce que tu crées… je serais contente de voir l'issue (ou pas) de ta résidence ! tiens moi au courant.


énormes bises sarah !


maina